Golf en République dominicaine : jouer face à la mer des Caraïbes

Pendant longtemps, la République dominicaine a surtout évoqué plages, resorts et palmiers. Depuis une vingtaine d’années, le pays s’est imposé comme l’une des destinations golfiques les plus réputées des Caraïbes — et bien au-delà. La raison est simple : peu d’endroits au monde offrent une telle concentration de parcours spectaculaires, dessinés par les plus grands architectes, dans un climat jouable toute l’année.
Ici, le golf se pratique face à l’océan, entre falaises calcaires, cocotiers et lagons turquoise. Il est souvent intégré à des complexes hôteliers haut de gamme, mais conserve une vraie identité sportive. La République dominicaine n’est pas seulement un décor : c’est un terrain de jeu exigeant, varié, parfois redoutable.

Quels sont les parcours de golf les plus célèbres de République dominicaine ?
S’il ne fallait retenir qu’un nom, ce serait celui de Pete Dye. L’architecte américain a profondément marqué le paysage golfique dominicain, en y signant plusieurs parcours devenus mythiques.
Teeth of the Dog, La Romana : le parcours emblématique des Caraïbes
Situé au sein du complexe Casa de Campo, Teeth of the Dog est souvent classé comme le meilleur parcours des Caraïbes. Ouvert en 1971, il doit son nom à ses rochers coralliens acérés, visibles le long du littoral. Sept trous longent directement la mer, sans artifices ni concessions.
Le tracé est exigeant, technique, parfois intimidant. Le vent joue un rôle central, les greens sont rapides, et chaque erreur se paie cash. Teeth of the Dog attire depuis des décennies golfeurs professionnels, célébrités et amateurs avertis, venus se mesurer à un parcours aussi beau qu’impitoyable.
Punta Espada Golf Club : le golf version carte postale
Toujours signé Pete Dye, Punta Espada, situé à Cap Cana, pousse encore plus loin l’idée de golf côtier. Ici, presque chaque trou offre une vue sur la mer. Les fairways sont larges, les greens parfaitement entretenus, et l’expérience se veut plus accessible que Teeth of the Dog, sans être dénuée de challenge.
Punta Espada accueille régulièrement des tournois professionnels du PGA Champions Tour. C’est un parcours spectaculaire, pensé pour impressionner autant que pour séduire, et souvent cité comme l’un des plus beaux parcours océaniques du monde.
Corales Golf Course : le défi moderne de Punta Cana
Plus récent, Corales Golf Course s’est rapidement imposé comme une référence. Ce parcours de 18 trous, également dessiné par Tom Fazio, est devenu célèbre grâce au Puntacana Championship, une épreuve officielle du PGA Tour.
La signature de Corales réside dans ses derniers trous, surnommés le « Devil’s Elbow », un final exposé au vent, taillé dans les falaises, où la stratégie compte autant que la précision. Le parcours est exigeant mais très lisible, et séduit autant les joueurs confirmés que les amateurs curieux de goûter à un tracé de niveau international.

D’autres parcours réputés à découvrir en République dominicaine
La richesse golfique du pays ne se limite pas à ces icônes. La côte est, notamment autour de Punta Cana et La Romana, concentre une grande variété de parcours de qualité.
La Cana Golf Club, avec ses 27 trous, propose une approche plus douce, mais toujours en bord de mer. Iberostar Bávaro Golf Club se distingue par son intégration paysagère et son accessibilité. Playa Grande Golf Course, au nord du pays, offre quant à lui un cadre plus sauvage, avec des panoramas spectaculaires sur l’Atlantique et une atmosphère moins balnéaire, presque brute.

Quand partir jouer au golf en République dominicaine ?
Le climat tropical permet de jouer toute l’année. La période la plus prisée s’étend de décembre à avril, durant la saison sèche, avec des températures agréables et peu d’humidité. L’été, plus chaud et plus humide, reste praticable, surtout pour les golfeurs matinaux, avec l’avantage de tarifs souvent plus attractifs.

Au-delà des fairways, la République dominicaine vécue autrement
Jouer au golf en République dominicaine, c’est souvent évoluer dans un univers soigneusement maîtrisé. Resorts, greens impeccables, services huilés. Pourtant, à quelques kilomètres des parcours les plus prestigieux, une autre réalité s’invite, plus vibrante, plus spontanée. Le golf devient alors une porte d’entrée vers une culture bien plus riche que l’image balnéaire qui lui colle parfois à la peau.
Sortir du périmètre du resort, c’est d’abord rencontrer une gastronomie simple et expressive. Poissons grillés, riz, haricots noirs, bananes plantain, ragoûts longuement mijotés racontent une cuisine du quotidien, nourrie par la mer et la terre. Après une matinée sur les fairways, s’attabler dans une fonda locale permet de saisir le rythme du pays, loin des buffets internationaux.
La musique accompagne naturellement cette immersion. Le merengue et la bachata ne sont pas des attractions folkloriques, mais une bande-son permanente. Dans les rues, les bars, les places de village, la musique structure la vie sociale. Elle rappelle que la République dominicaine est un pays de mouvement, de corps, de danse — une énergie qui contraste parfois avec la rigueur silencieuse du golf, mais qui en prolonge étrangement la dynamique.
L’histoire affleure aussi rapidement. À Saint-Domingue, la Zona Colonial offre un contrepoint saisissant à l’univers du golf. Cathédrales, ruelles pavées, façades patinées rappellent que l’île fut l’un des premiers points d’ancrage européens du Nouveau Monde. Visiter la capitale permet de replacer le séjour golfique dans une chronologie plus large, faite de métissages, de fractures et de continuités.
Cette culture se vit également dans le rapport au temps. Là où le golf impose précision et cadence, la vie dominicaine invite à ralentir. Les horaires sont souples, les échanges directs, les conversations spontanées. Pour le voyageur-golfeur, accepter ce décalage devient une expérience en soi, parfois déroutante, souvent salutaire.